
MINISTÈRE DES SOLIDARITES ET DE LA SANTE
MINISTÈRE DU TRAVAIL
MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE
MINISTÈRE DES SPORTS
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
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| Paris, le 25 avril 2018, révisé les 15.01.2019 et 15.01.2024
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Rapport Nº 1 final révisé
Compte-rendu sur mes missions à la DRH des ministères sociaux
Rapport remis à Mme Agnès Buzyn et à Mme Muriel Pénicaud (avril 2018 / janvier 2019)
Droit d’alerte prévu aux articles 6 à 10 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, à l’article 40 du code de procédure pénale, à l’article 1 de la loi 2018-1202 du 22 décembre 2018 (en période électorale) et dans le décret n° 2017-564 du 19 avril 2017
Objet : impéritie, illégalités, infractions, menaces pour l’intérêt général: bilan sur mon travail de chargé de mission à la DRH des ministères sociaux entre le 1er décembre 2017 et le 6 décembre 2018
Rapport No 1 final - Bilan sur mes missions à la DRH des ministères sociaux (version PDF)
Sans conclure, peut-être, avec M. Maeterlinck, que l’humanité tende à la termitière, on voit bien qu’elle désapprouve l’indépendant et l’affranchi.
Charles de Gaulle, Le Fil de l’épée, 1932
Nous ne voulons pas plus de prisons, plus de caméras de surveillance, plus de gardiens pour les églises, les synagogues, les hôpitaux. Nous ne voulons pas sécuriser l'enfer. Nous voulons le retour à la civilisation.
Renaud Camus, Twitter, 21 avril 2021
La psycho-pandémie, a été l’occasion pour le pouvoir d’utiliser la stratégie de la peur pour contrôler les libertés individuelles, les rassemblements, les échanges, bref tout ce qui fait lien
Michel Maffesoli, L'ère des soulèvements, 2023
Introduction du 15.01.2024
Sans a priori idéologique sur le sujet, juste par l’observation et le bon sens, je ne suis pas mécontent d’avoir détecté et compris à partir du mode de déploiement du système d’alerte baptisée Suricate, mis en place aux ministères sociaux par des policiers et des militaires sous la houlette du général Arnaud Martin, que la réorientation sécuritaire dans les administrations à partir de 2017, et ce qu’il faut bien appeler le flicage des fonctionnaires, ressortait d’une politique générale de mise sous tension, de conditionnement, de manipulation des agents, tout comme l’usage systématique du devoir de réserve contre les fonctionnaires récalcitrants.
Cette politique de la peur (appelée “administration de la peur” par Paul Virilio) a été étendue à toute la population à l’occasion de la crise du covid, ainsi qu’à chaque nouvel épisode de tension géopolitique ou de crise sociale, donnant l’occasion au gouvernement et à l’État de ressortir les mêmes moyens de propagande et de manipulation de l’opinion, pour ne rien dire des médias qui saturent l’information avec ce que leur sert le gouvernement ou avec des faits secondaires anxiogènes (sécheresse, intempéries, punaises de lit) qu’ils enchaînent les uns après les autres pour être sûr de ne pas traiter du principal ou du plus important. On ne saurait parler ni de complot ni de conspiration mais juste d’intérêts convergents entre ceux qui veulent maintenir le statu quo, éviter la prise de conscience, déjouer l’union des oppositions (la convergence des luttes en langage marxiste), et prévenir les soulèvements, la chienlit, l’embrasement, l’insurrection.
Je vois deux causes principales au raidissement autoritaire contemporain de l’État, constaté par nombre de bons esprits (Marcel Gauchet, François Sureau, Michel Maffesoli): une cause générale et structurelle qui tient à la société démocratique et libérale, par nature chaotique, anarchique et désordonnée (idée tirée de Karl Polanyi que je développe dans mon rapport No 8 - La société des tyrannies douces-amères et l’État-Nation à l’encan (I) Désordre libéral et raidissement autoritaire), et une cause circonstancielle, en (sur)réaction aux attentats terroristes de 2015 et 2016, largement dus à l’échec et à la désorganisation des services de renseignement français après la fusion ratée entre DST et RG.
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